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SAISON 2010-2011
lundi 6 septembre 2010

visuel - 2008-2009 Simon Carrot

2008-2009 SIMON CARROT


Repéré lors du laboratoire autour de l’utopie du travail en mars 2007, Simon Carrot, circassien, ancien élève du CNAC de Châlon en Champagne a été compagnon de La Nef en 2008 et 2009.
Dans le cadre de ce compagnonage, l’accent a été mis sur deux points : intégration de la marionnette et aide à la création lumière pour son projet Limbes, solo de cirque qui mêle cirque, vidéo, marionnette avec en fond une réflexion philosophique et utopique (Deleuze, Zarathoustra).

Par ailleurs Simon Carrot collabore avec Jean-Louis Heckel sur la création de La Grande Clameur en tant qu’assistant à la mise en scène.



TOUT SAVOIR...

Simon Carrot

« Depuis mes premières années de formation, à l’Ecole Nationale des Arts du Cirque (de Rosny-Sous-Bois) puis à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts du Cirque (de Chalôns-en-Champagne), je développe un intérêt pour la mise en scène et m’oriente peu à peu vers le travail d’écriture scénique.
Ma démarche est une démarche d’expérimentation et d’apprentissage : je fais le tour non seulement des différentes fonctions mais aussi des différentes configurations (frontale, circulaire, multimédia, rue, etc.), et des différentes pratiques (cirque, théâtre, marionnette, vidéo, cinéma, etc.) qui gravitent dans la sphère du processus créatif. C’est dans ce cadre là que j’ai éprouvé la nécessité de suivre la démarche d’un metteur en scène expérimenté. Ce besoin s’inscrit de façon complémentaire dans mon processus d’apprentissage.
Partant du cirque et de ma réflexion sur la mise en scène, j’en suis venu à m’interroger sur les arts croisés (cirque, marionnette, masque, rue) et sur les spécificités de leurs écritures. C’est à cette période que j’ai fait la rencontre de l’équipe de La Nef et de Jean-Louis Heckel, son directeur artistique. Celui-ci m’a proposé d’intégrer la réflexion de La Nef sur le thème de « l’utopie du travail ».
J’ai tout de suite senti une profonde correspondance entre le travail de la marionnette de Jean-Louis et mon propre travail avec la roue allemande, mon agrès privilégié : donner une âme à l’objet, le faire vivre par lui-même. Depuis longtemps je m’intéressais à l’ambivalence entre manipulateur et manipulé. Le travail de Jean-Louis me permet d’étendre ma recherche à d’autres façons de s’éprouver soi-même dans les objets. »
Simon Carrot